Chair

Avec les mains sales des terrains vagues

Les tremblements parcourent les hystéries des lunes incandescentes

J’entends les pleurs lointains des joies pastorales

Les fleurs se déchirent entre les doigts sanglants des premiers crimes

La nuit vacille dans le dérangement de tout un peuple

Tout un peuple d’une même personne

Division des rêves de la faim

La chair entre les dents je la vois cette femme aux regards innocents

Elle se délaisse entre les mâchoires abjectes et si charmantes

De mes gueules assassines les cris s’éternisent dans les larmes rougeoyantes de ses peurs

Viens très Chère te glisser dans la soif dionysiaque de la violence tragique du crépuscule

Le goût vermeil s’agite dans l’horreur d’un bras égaré

Les paisibles souffrances

Les complaintes d’un estomac devenu humain dans les délires de l’épuisement

L’animal s’avance enfin comme la dernière rédemption des regards évanescents

Pléthores brûlantes des émotions je vous aime silencieux dans l’été d’une rue abandonnée

Les parfums s’évaporent

Et dans la beauté d’une volupté torturée je contemple les candeurs d’une femme innommée

 

 Texte: Rodhlann


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