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putain il a foutu son flingue sur sa tempe. rien de spécial pourtant quelques principes intestinaux. il courait les jours et dormait longtemps. il se réveillait à quatre heures. il était toujours quatre heures. ça doit être décourageant de se projeter dans une banalité continuelle. mais putain il parlait de bouffer les humains par la racine. le cœur brisé il continuait de se débrouiller. des cœurs brisés c’est pas ce qui manquent. mais cette arme elle se balade toute seule un samedi soir. c’est pas normal. les armes ne devraient pas être abandonnées. quand je pense à Jack, William ou Charles, je préfère ne plus me poser de questions. ça ne sert à rien de mettre son flingue sur sa tempe. il faut frapper les entrailles bouillonnantes. c’était son choix une poésie courte elle se dissipe dans les brumes du matin. les travailleurs dorment encore la rosée se dépose dans un soleil naissant. il est encore quatre heures. en même temps je le comprends c’est écoeurant la rosée surtout à quatre heures. sur la route je pensais à lui avec sa mort dans la main. c’est drôle, ça pousse comme des fleurs. je passe rapidement mes doigts devant un regard de l’aurore de plus en plus vite visions kaléidoscopiques de son rêve. Il ne faisait que ça rêver. attendre le printemps c’était si dur ? ça devait l’être. surtout avec cette rosée. je sens le café. la lumière ne doit pas être loin. il aurait peut-être dû le mettre dans sa bouche. c’est plus romantique la bouche. surtout à quatre heures. tiens, il est quatre heures trente. je pense à Neal. je pense à Jim. il est toujours quatre heures trente. 

 Texte: Rodhlann


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