Les yeux baissés
Les yeux baissés sur un sol baigné de larmes et de sang
Les yeux baissés face à l’arrogance de tout un peuple
Les yeux baissés dans les cris des demains incertains
Les yeux baissés loin d’une humanité éteinte par-delà les froideurs du quotidien
Le poing serré sur un corps cadavérique
Le poing serré face à la distance des silences
Le poing serré dans la misère imposée
Le poing serré loin des arbres desséchés par-delà la destruction de l’inactivité
L’âme déchirée sur les cendres puant l’urine
L’âme déchirée face à la violence stridente des souvenirs
L’âme déchirée dans la solitude aride de l’horizon
L’âme déchirée loin des tombes toutes creusées par-delà la gloire et la perfection.
L’homme hurle. L’homme se lève.
Texte: Rodhlann
