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	<title>Do you dada ?</title>
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	<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 19:21:15 +0000</pubDate>
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		<title>Les yeux baissés</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 19:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Humain]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les yeux baissés sur un sol baigné de larmes et de sang
Les yeux baissés face à l’arrogance de tout un peuple
Les yeux baissés dans les cris des demains incertains
Les yeux baissés loin d’une humanité éteinte par-delà les froideurs du quotidien
Le poing serré sur un corps cadavérique
Le poing serré face à la distance des silences
Le poing [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Les yeux baissés sur un sol baigné de larmes et de sang</p>
<p class="MsoNormal">Les yeux baissés face à l’arrogance de tout un peuple</p>
<p class="MsoNormal">Les yeux baissés dans les cris des demains incertains</p>
<p class="MsoNormal">Les yeux baissés loin d’une humanité éteinte par-delà les froideurs du quotidien</p>
<p class="MsoNormal">Le poing serré sur un corps cadavérique</p>
<p class="MsoNormal">Le poing serré face à la distance des silences</p>
<p class="MsoNormal">Le poing serré dans la misère imposée</p>
<p class="MsoNormal">Le poing serré loin des arbres desséchés par-delà la destruction de l’inactivité</p>
<p class="MsoNormal">L’âme déchirée sur les cendres puant l’urine</p>
<p class="MsoNormal">L’âme déchirée face à la violence stridente des souvenirs</p>
<p class="MsoNormal">L’âme déchirée dans la solitude aride de l’horizon</p>
<p class="MsoNormal">L’âme déchirée loin des tombes toutes creusées par-delà la gloire et la perfection.</p>
<p class="MsoNormal">L’homme hurle. L’homme se lève.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Texte: Rodhlann</em></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Souffrance nouvelle</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 21:08:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[(Illustré)]]></category>

		<category><![CDATA[Fièvres]]></category>

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		<description><![CDATA[
Sa main tâtonne aveugle cherchant la souffrance nouvelle. La souffrance. La souffrance n’est plus le phénomène passager fuyant. Que l’on s’empresse de plonger dans l’oubli. Que l’on s’efforce de noircir. La voilà la souffrance. La souffrance nouvelle. Le nez cassé d’une fille de la rue. Ombre de la souffrance. Les stigmates d’un suicide vaincu. Artifices [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">Sa main tâtonne aveugle cherchant la souffrance nouvelle. La souffrance. La souffrance n’est plus le phénomène passager fuyant. Que l’on s’empresse de plonger dans l’oubli. Que l’on s’efforce de noircir. La voilà la souffrance. La souffrance nouvelle. Le nez cassé d’une fille de la rue. Ombre de la souffrance. Les stigmates d’un suicide vaincu. Artifices de la souffrance. Les larmes sanguines d’une femme délaissée. Soumission de la souffrance. Mais sa main tâtonne aveugle cherchant la souffrance nouvelle. Que les lames du passé ne satisfassent plus les entailles. Que les autoroutes grises ne contentent plus les chagrins du matin. Que les vides urbains ne comblent plus les pas suspendus. Trouble souffrance. Disparition. Mais sa main, elle tâtonne aveugle désavouée continuelle. Mais là voilà la souffrance. La souffrance nouvelle. Belle. Farouche. Assumée.<span>  </span>Et elle se pâme dans les tremblements du plaisir. La vie se pâme elle aussi. Dans la renaissance perpétuelle de cette mort. La voilà la rédemption.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: center" class="MsoNormal"><a href="http://www.doyoudada.com/wp-content/451010_104093_b2f2bc9481_p.jpg" title="451010_104093_b2f2bc9481_p.jpg"><img src="http://www.doyoudada.com/wp-content/451010_104093_b2f2bc9481_p.thumbnail.jpg" alt="451010_104093_b2f2bc9481_p.jpg" /> </a><a href="http://www.doyoudada.com/wp-content/1403251354_dcafbb6836.jpg" title="1403251354_dcafbb6836.jpg"><img src="http://www.doyoudada.com/wp-content/1403251354_dcafbb6836.thumbnail.jpg" alt="1403251354_dcafbb6836.jpg" /></a></p>
<p style="text-align: center" class="MsoNormal"><a href="http://www.doyoudada.com/wp-content/1418720123_b657ab91a5.jpg" title="1418720123_b657ab91a5.jpg"><img src="http://www.doyoudada.com/wp-content/1418720123_b657ab91a5.thumbnail.jpg" alt="1418720123_b657ab91a5.jpg" /> </a><a href="http://www.doyoudada.com/wp-content/1732379404_aee59c3fe1.jpg" title="1732379404_aee59c3fe1.jpg"><img src="http://www.doyoudada.com/wp-content/1732379404_aee59c3fe1.thumbnail.jpg" alt="1732379404_aee59c3fe1.jpg" /></a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"><span class="Apple-style-span" style="font-style: italic"> Photos: </span><a href="http://www.flickr.com/photos/federico_erra/"><span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Federico Erra</span></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Tout</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 19:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espaces]]></category>

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		<description><![CDATA[
Mélange des lumières dans le scintillement de quelques flocons
Une danse langoureuse avec le soleil
Mélange des espaces dans l’arbre changeant
La blancheur couvre les renouveaux d’innocence
Mélange des verts aux contours d’un souvenir
Les mouettes deviennent de lointains faucons
Mélange des gris dans le crépuscule mourant
Et la douceur s’avance voilée traversante
Et la tristesse devient l’émoi de l’innommable
Et moi suspendu aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">Mélange des lumières dans le scintillement de quelques flocons</p>
<p class="MsoNormal">Une danse langoureuse avec le soleil</p>
<p class="MsoNormal">Mélange des espaces dans l’arbre changeant</p>
<p class="MsoNormal">La blancheur couvre les renouveaux d’innocence</p>
<p class="MsoNormal">Mélange des verts aux contours d’un souvenir</p>
<p class="MsoNormal">Les mouettes deviennent de lointains faucons</p>
<p class="MsoNormal">Mélange des gris dans le crépuscule mourant</p>
<p class="MsoNormal">Et la douceur s’avance voilée traversante</p>
<p class="MsoNormal">Et la tristesse devient l’émoi de l’innommable</p>
<p class="MsoNormal">Et moi suspendu aux balcons</p>
<p class="MsoNormal">Mes regards se jettent dans le vide</p>
<p class="MsoNormal">L’apesanteur</p>
<p class="MsoNormal">Le mal d’une chute inexistante</p>
<p class="MsoNormal">Le sursis du changement</p>
<p class="MsoNormal">Et voilà le tout mystique qui s’abat dans les ténèbres répandues</p>
<p class="MsoNormal">Tout innommable</p>
<p class="MsoNormal">Tout mystique</p>
<p class="MsoNormal">Tout de la chute et du sursis</p>
<p class="MsoNormal">Le tout susurre la mémoire de la terre</p>
<p class="MsoNormal">Tout est tout devient</p>
<p class="MsoNormal">Tout se mélange dans la mort du temps</p>
<p class="MsoNormal">Et moi suspendu aux balcons</p>
<p class="MsoNormal">Je laisse la chute me mener vers l’absurde accepté</p>
<p class="MsoNormal">Floraison de la vie</p>
<p class="MsoNormal">Mystique innommable totale</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Prière</title>
		<link>http://www.doyoudada.com/archives/43</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 20:52:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Humain]]></category>

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		<description><![CDATA[
Agenouillée, humide. Les larmes se mélangent à la pluie d’hiver. Un vent froid souffle entre quelques bancs secs. Des bas résille déchirés. L’air angélique du sursis. Elle place ses mains l’une dans l’autre comme pour unifier sa chair divisée. Ses doigts humbles et souillés tremblent dans la solennité d’un matin évidé. Une lumière désertique torture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">Agenouillée, humide. Les larmes se mélangent à la pluie d’hiver. Un vent froid souffle entre quelques bancs secs. Des bas résille déchirés. L’air angélique du sursis. Elle place ses mains l’une dans l’autre comme pour unifier sa chair divisée. Ses doigts humbles et souillés tremblent dans la solennité d’un matin évidé. Une lumière désertique torture la réalité. Le monde est laid. Et elle, agenouillée, humide, elle pleure. Un faible murmure s’élève au-dessus des terribles pierres. Les cruautés de la piété. Elle est belle agenouillée dans sa souffrance. Un murmure, toujours le même, de plus en plus fort. Son corps compulse sous le poids d’un effroyable tremblement. Elle vomit, oui, elle vomit l’humanité. La viande putréfiée s’entasse en un amas indigeste. Un visage éteint, ensanglanté contemple. Les douleurs partagées. Le murmure se transforme en un cri informe, frénétique. La prière d’une prostituée.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Je ne l&#8217;entends plus</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Mar 2008 16:33:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Désir]]></category>

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		<description><![CDATA[
Elle le pose sur la ligne. Trop grande trop belle. Une impression se dégage de la perfection. Souillée souillée devient la perception comme si la perfection devenait elle aussi intolérable. Une lumière mauve tremble sur son visage. Je découvre une autre personne. Quelqu’un que je cherchais. Dans les coins sombres d’une chambre oubliée. Elle parle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">Elle le pose sur la ligne. Trop grande trop belle. Une impression se dégage de la perfection. Souillée souillée devient la perception comme si la perfection devenait elle aussi intolérable. Une lumière mauve tremble sur son visage. Je découvre une autre personne. Quelqu’un que je cherchais. Dans les coins sombres d’une chambre oubliée. Elle parle d’une voix chaude et destructrice. Je ne l’écoute pas. Les mots semblent inutiles les mots disparaissent. Dans l’innommable comme si les mots ne servent plus ne me servent plus. Ils sont là mourants. Leur présence ne m’intéresse plus. Et je les regarde cruel heureux malsain périr dans une lente et terrible souffrance. Elle parle d’une voix chaude et destructrice. Je ne l’écoute toujours pas. Je la regarde. J’entends ses gestes grands et beaux. Dans la distance obscure de deux êtres. La lumière s’éteint. Ses gestes s’éteignent. Je ne l’entends plus.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: right" class="MsoNormal"> <span style="font-style: italic" class="Apple-style-span">Texte: Rodhlann</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>4:30</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Mar 2008 18:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espaces]]></category>

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		<description><![CDATA[putain il a foutu son flingue sur sa tempe. rien de spécial pourtant quelques principes intestinaux. il courait les jours et dormait longtemps. il se réveillait à quatre heures. il était toujours quatre heures. ça doit être décourageant de se projeter dans une banalité continuelle. mais putain il parlait de bouffer les humains par la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>putain il a foutu son flingue sur sa tempe. rien de spécial pourtant quelques principes intestinaux. il courait les jours et dormait longtemps. il se réveillait à quatre heures. il était toujours quatre heures. ça doit être décourageant de se projeter dans une banalité continuelle. mais putain il parlait de bouffer les humains par la racine. le cœur brisé il continuait de se débrouiller. des cœurs brisés c’est pas ce qui manquent. mais cette arme elle se balade toute seule un samedi soir. c’est pas normal. les armes ne devraient pas être abandonnées. quand je pense à Jack, William ou Charles, je préfère ne plus me poser de questions. ça ne sert à rien de mettre son flingue sur sa tempe. il faut frapper les entrailles bouillonnantes. c’était son choix une poésie courte elle se dissipe dans les brumes du matin. les travailleurs dorment encore la rosée se dépose dans un soleil naissant. il est encore quatre heures. en même temps je le comprends c’est écoeurant la rosée surtout à quatre heures. sur la route je pensais à lui avec sa mort dans la main. c’est drôle, ça pousse comme des fleurs. je passe rapidement mes doigts devant un regard de l’aurore de plus en plus vite visions kaléidoscopiques de son rêve. Il ne faisait que ça rêver. attendre le printemps c’était si dur ? ça devait l’être. surtout avec cette rosée. je sens le café. la lumière ne doit pas être loin. il aurait peut-être dû le mettre dans sa bouche. c’est plus romantique la bouche. surtout à quatre heures. tiens, il est quatre heures trente. je pense à Neal. je pense à Jim. il est toujours quatre heures trente. 
<p style="text-align: right"> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></p>
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		</item>
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		<title>L&#8217;Homme digéré</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 17:07:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Humain]]></category>

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		<description><![CDATA[
La nuit bat son plein dans une rue aux silences perpétuels. Les courses de la lune s’écrasent dans des réverbères poussiéreux. L’odeur d’un printemps endormi parcourt les trottoirs délaissés. La ville fantomatique rêve des relents salés d’une île méconnue.
Seul se présente un être, fantôme insomniaque des civilisations détruites. Traumatismes des étoiles, il porte des ombres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">La nuit bat son plein dans une rue aux silences perpétuels. Les courses de la lune s’écrasent dans des réverbères poussiéreux. L’odeur d’un printemps endormi parcourt les trottoirs délaissés. La ville fantomatique rêve des relents salés d’une île méconnue.</p>
<p class="MsoNormal">Seul se présente un être, fantôme insomniaque des civilisations détruites. Traumatismes des étoiles, il porte des ombres couleur sang et quelques nuées aux coins des lèvres. Il marche dans la danse langoureuse d’un minuit lumineux ; son regard se découvre sous les noirceurs d’un chapeau déchiré. L’œil est l’enfant du feu, une transe illumine les comas urbains. Il quête affamé. Les dents chantent des ironies disparues. L’animal, le merveilleux animal.</p>
<p class="MsoNormal">Un passant amoureux des langueurs nocturnes se berce de promenades. Citoyen d’une humanité égarée, parole des habitudes. Les mains dans les poches, les paupières éteintes, sa silhouette se dilue dans les brumes infernales. Ses pas le mènent dans l’indolence de toute une existence, de-ci de-là à travers le désir ensommeillé. Epoussetant d’une pensée les carcasses automobiles, il se laisse mener vers l’inévitable confrontation.</p>
<p class="MsoNormal">Attente de la frénésie. Les griffes sorties, la bête fumante l’attend dans les nébulosités de son inattention. L’élasticité du temps se répand en une viscosité écoeurante. Les secondes deviennent éternités et l’éternité devient seconde. Un tout dilué, incertain, brunâtre souffre de ses absences éclatantes. L’excitation s’intensifie. La souffrance est à son comble. La douleur lente et démesurée parcourt le corps dépecé.</p>
<p class="MsoNormal">La confrontation retentit. La folie hurle. La diversité humanisante se réduit dans l’Un humanisé. Le citadin n’existe plus. Ses mains demeurent délaissées dans le marc rougeâtre. L’effroi n’arrive plus à s’approprier l’outil des frustrations criminelles. Mais déjà, par une lente décomposition, les traces cognitives s’effacent dans un morne infini.</p>
<p class="MsoNormal">L’être devient être, l’animal se mélange – limbe fantasque.</p>
<p class="MsoNormal">Un survivant repu continue sa route. Il porte le chaos au bout de la langue. L’anthropomorhie n’a pas eu lieu. La matière dévore sa sœur – l’âme dépassée. Le fantôme insomniaque des civilisations détruites perdure. Il se dévoile unifié.</p>
<p class="MsoNormal">Les voiles s’estompent. Il se met à courir, courir de plus en plus vite pour atteindre les songes d’une absorption céleste. L’Homme s’est divisé. L’Homme s’est perçu. L’Homme s’aime. L’Homme se digère. </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>La porte claque</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 13:57:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Silence]]></category>

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		<description><![CDATA[
Tout s’assombrit. Assis sur une chaise branlante, il laisse entrer le mercure dans ses poumons. La vie le désintéresse, la seule distraction encore imaginable est morte dans un cri écarlate. La tête appuyée sur un mur suintant, les poings serrés, son regard vitreux s’oublie dans les noirceurs d’un carrelage abandonné. Une ampoule se balance sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Tout s’assombrit. Assis sur une chaise branlante, il laisse entrer le mercure dans ses poumons. La vie le désintéresse, la seule distraction encore imaginable est morte dans un cri écarlate. La tête appuyée sur un mur suintant, les poings serrés, son regard vitreux s’oublie dans les noirceurs d’un carrelage abandonné. Une ampoule se balance sur la désillusion nocturne, la lumière blafarde fait danser les abîmes d’ombre en ombre, de réalité en réalité. Le cauchemar tournoie et bascule dans un néant renouvelé. La<span> </span>nausée n’existe pourtant plus. Ses mains déformées portent à sa bouche d’un mouvement lent et terrible une cigarette. Un cliquetis résonne comme les pleurs des princesses urbaines, le feu s’arrête sur les phénomènes brisés d’un visage sévère. Seul un faible rougeoiement brille dans les ténèbres habitées – dessins étoilés. Le mégot brûle, il se meurt. Lui aussi. D’un geste brusque, surprenant de vigueur, il étale ses blessures et tente en vain d’attraper la liberté fumeuse. Plus besoin, il est cette liberté fumeuse, dépouillée de toute espèce de conscience. Un sourire terrible déforme les contours de ses lèvres. Il découvre sa soif du vide. Un vide envoûtant aux aspérités tranchantes comme les seringues de la transcendance. Isolé, le voilà isolé parmi tous, détaché, le voilà détaché parmi tous. Un tremblement traverse les traumas de son corps. L’animal se contemple dans ses yeux éteints. La cruauté visqueuse se présente dans le fracas de l’émotion. La solitude n’est plus un problème, elle va devenir la violence d’un plaisir – le plaisir de l’instant. La brutalité décharnée de ses gestes le dresse au milieu de la chambre. Un endroit miteux, colère d’une civilisation torturée. Il observe transi ses pattes informes et aperçoit en elles la férocité de l’avenir. Ses bras déployés, il enfile les chaleurs d’un manteau. Il doit partir. La porte claque.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"><span> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Passante</title>
		<link>http://www.doyoudada.com/archives/38</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 18:46:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[(Illustré)]]></category>

		<category><![CDATA[Désir]]></category>

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		<description><![CDATA[
Elle traverse – aveugle sur sa beauté – une rue baignée de douceur printanière
Hagard, dispersé, je déambule à tâtons, égaré dans la banalité. Etrangère maladroite, elle m’apparaît soudain dans sa chute – ange déchu se déployant lascif au coin de mon regard
Ses jambes commencent dans les complaintes bleutées d’une jupe froissée pour se terminer dans les chaussons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">Elle traverse – aveugle sur sa beauté – une rue baignée de douceur printanière</p>
<p class="MsoNormal">Hagard, dispersé, je déambule à tâtons, égaré dans la banalité. Etrangère maladroite, elle m’apparaît soudain dans sa chute – ange déchu se déployant lascif au coin de mon regard</p>
<p class="MsoNormal">Ses jambes commencent dans les complaintes bleutées d’une jupe froissée pour se terminer dans les chaussons étoilés d’une almée amoureuse. Elle se détourne et la réalité s’emporte dans les contours d’un chemisier dansant</p>
<p class="MsoNormal">Blancheurs des gestes, passions envoûtantes, la souffrance s’attarde sur un cœur nécrosé. Sa nuque majestueuse se dessine dans l’insolence d’un ciel entraînant. Une chevelure, parfum du désir, le soleil s’essouffle et l’ombre divague</p>
<p class="MsoNormal">Elle court, elle me fuit. Je quête dans son pas les traces de l’étreinte. Son regard s’arrête, le divin s’apprête, les êtres se mélangent.</p>
<p class="MsoNormal">Fuite de ses lèvres, disparition et chant du malheur. Sur sa silhouette évanescente, les voiles s&#8217;étendent. L’existence lumineuse s’éteint dans une fragilité cristalline</p>
<p class="MsoNormal">Les courbes de mon rêve <span> </span>se brisent, tendresse du souvenir, je rejette les cruautés de la mémoire</p>
<p class="MsoNormal">Son image, évanouissement voluptueux, désiré, calme, serein, implacable, dérangeant, haï</p>
<p class="MsoNormal">Le présent à nouveau creuse dans mes mains des sillons noirs</p>
<p class="MsoNormal">Les objets se replacent, le monde reprend de sa terrible allure le visage du ressentiment</p>
<p class="MsoNormal">Quotidien de la douleur, le gris s’égoutte dans l’espace malingre</p>
<p class="MsoNormal">Cité de la solitude, les vertiges perdurent, les murs s’écroulent, l’âme se déverse</p>
<p class="MsoNormal">Une bile amère se répand, les cicatrices se figent. Stigmates de la nuit</p>
<p class="MsoNormal">Et l’ombre m’embrasse à pleine bouche de son éternité sinistre, implacable, funeste.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center"> <a href="http://www.doyoudada.com/wp-content/star.jpg"><img src="http://www.doyoudada.com/wp-content/star.thumbnail.jpg" alt="star.jpg" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Dessin: <a href="http://www.garancedore.fr/">Garance Doré</a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"><span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Chair</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 00:49:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Fièvres]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Avec les mains sales des terrains vagues
Les tremblements parcourent les hystéries des lunes incandescentes
J&#8217;entends les pleurs lointains des joies pastorales
Les fleurs se déchirent entre les doigts sanglants des premiers crimes
La nuit vacille dans le dérangement de tout un peuple
Tout un peuple d&#8217;une même personne
Division des rêves de la faim
La chair entre les dents je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; margin: 0px"> <!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Avec les mains sales des terrains vagues<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Les tremblements parcourent les hystéries des lunes incandescentes<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">J&#8217;entends les pleurs lointains des joies pastorales<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Les fleurs se déchirent entre les doigts sanglants des premiers crimes<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">La nuit vacille dans le dérangement de tout un peuple<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Tout un peuple d&#8217;une même personne<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Division des rêves de la faim<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">La chair entre les dents je la vois cette femme aux regards innocents<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Elle se délaisse entre les mâchoires abjectes et si charmantes<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">De mes gueules assassines les cris s&#8217;éternisent dans les larmes rougeoyantes de ses peurs<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Viens très Chère te glisser dans la soif dionysiaque de la violence tragique du crépuscule<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le goût vermeil s&#8217;agite dans l&#8217;horreur d&#8217;un bras égaré<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Les paisibles souffrances <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Les complaintes d&#8217;un estomac devenu humain dans les délires de l&#8217;épuisement<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">L&#8217;animal s&#8217;avance enfin comme la dernière rédemption des regards évanescents<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Pléthores brûlantes des émotions je vous aime silencieux dans l&#8217;été d&#8217;une rue abandonnée <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Les parfums s&#8217;évaporent<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Et dans la beauté d&#8217;une volupté torturée je contemple les candeurs d&#8217;une femme innommée</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"> <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Texte: Rodhlann</span></p>
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